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Alexis T.

Alexis

by Mathilde T.

 

 

 

L’interview concerne Alexis T., un homme de 64 ans (né en 1956). Il est français, né en février dans un petit village de Bretagne prénommé Chatillon-en-Vendelais. Actuellement, il vit à 20km de là, à Balazé, une autre commune du secteur. Pour ses études, il s’est arrêté au niveau bac -1 dans le domaine agricole (BEPA). Il est retraité depuis 2018. Concernant sa religion, il est catholique mais ne pratique pas.


Orphelin de père à l’âge de 8 ans, il a grandi avec sa mère (elle-même agricultrice) et son petit frère (4 ans au moment où il est devenu orphelin). Sa mère, qui est actuellement en maison de retraite, était très forte. Elle a acheté et s’est occupé seule d’une ferme entière. Elle a tout géré sans aucune aide. Sa façon de voir les choses était : “Je peux le faire par moi-même, je n’ai besoin de personne ». A propos des grands-parents de A.T., il ne les voyait pas régulièrement. A cette époque les moyens de transport n’étaient pas développés, sa mère avait une mobylette et lui un simple vélo. De temps en temps, les parents de sa mère venaient aider à la ferme mais c’était très rare. En effet, ils avaient 6 enfants donc la famille était grande et ils ne pouvaient pas donner beaucoup de temps à chaque enfant. Souvent, l’oncle de A.T., qui habitait à seulement 1km, venait aider sa sœur au travail. Afin de résumer la situation familiale : la mère était seule à la ferme pendant que les enfants étaient à l’école.

 

Les personnes âgées étaient respectées (« attention à ne pas les embêter »). En réalité, elles n’étaient pas tellement appréciées comme aujourd’hui car elles ne donnaient jamais de cadeaux ou des choses comme ceci. La relation entre A.T. et ses grands-parents était extrêmement différente de la relation entre A.T. et ses petits-enfants. Cependant, cette mère et ses deux enfants n’avait quasiment aucune vie sociale donc ses fils étaient heureux quand ils voyaient des gens (comme leurs grands-parents). D’après sa mémoire, ses grands-parents touchaient une pension de retraite à la fin de leur retraite. En réalité, ils n’ont pas contribué lors de leurs années de travail car le système n’existait pas encore en France. C’était une toute petite pension.

A.T. s’est marié en 1978 avec M-T. 3 ans après, ils ont repris la ferme de la belle-famille. Ils ont ensuite eu 4 enfants. Leur première fille, Fabienne, est la gérante d’un magasin et a trois enfants. La deuxième, Isabelle, est aide-soignante et a un enfant. Nicolas, l’avant-dernier, est agriculteur et il a d’ailleurs repris la ferme familiale après 10 ans de formation avec ses parents. Il a quant à lui 2 enfants. Le quatrième, Alexis, est carreleur et a un tout jeune enfant. A.T. et sa femme ont donc 7 petits-enfants. A.T. voit très souvent ses petits-enfants. Il se sent d’ailleurs utile car il les garde souvent. D’ailleurs il continue évidemment à aider de temps en temps son fils avec la ferme. Il se sent apprécié et respecté en tant que grand-père. Il est le repère de la famille, la personne a contacter dès que l’on a une question !

Concernant sa pension de retraite, il en a une et sa femme également. Ils n’ont pas beaucoup d’argent mais cela représente bien leur enfance et leur vie active. Ils sont donc heureux, même avec une petite pension. Ils sont très fiers d’où ils en sont arrivés. De plus, ils sont encore propriétaire de plusieurs hectares de terrain qu’ils louent à leur fils. Ils ont donc tout de même un certain patrimoine.
A.T. n’a pas très bien vécu sa vie de retraité. Il ne voulait pas arrêter sa vie active. La ferme lui manque.
Concernant la santé de A.T., tout est à peu près ok. Malheureusement, sa femme a beaucoup de problèmes de santé, notamment dû à sa vie d’agricultrice. Il a une sécurité sociale.


A.T. allait parfois jouer aux palets. Il n’utilise aucune technologie.


Au début, il ne voulait pas du tout devenir retraité. Il n’avait alors rien préparé. Maintenant, il est heureux en tant que retraité. Il a notamment dit « La vie est belle, je peux faire tout ce que je veux, quand je veux ». Malheureusement, le corona virus n’aide pas avec la situation et son humeur car il avait prévu de voyager beaucoup mais maintenant il ne peut évidemment plus.
Afin de conclure cette interview, A.T. et sa femme sont heureux maintenant. Ils sont fiers de leur parcours et aiment leur grande et belle famille ! Leur principale source de motivation concerne leur santé et leur envie de rester indépendants le plus longtemps possible. Pour A.T., la meilleure période de sa vie est la vie active avec la ferme.